Echo Delay Reverb & MAN

Combo gagnant en vitrine beaux arts avec le catalogue de l’exposition Echo Delay Reverb et MAN de Karel De Mulder et Erik Kessels

ECHO DELAY REVERB
collectif, B42

L’exposition collective « ECHO DELAY REVERB qui se tient cet hiver au Palais de Tokyo propose une histoire de la circulation transatlantique de formes et d’idées à travers les œuvres d’une soixantaine d’artistes

Tout au long du XXe siècle, des penseur·ses, activistes et poète·sses dans la sphère francophone ont transgressé les genres et modifié les perspectives sur le monde contemporain. Néanmoins, au-delà et parfois avant leur reconnaissance en France, leurs idées ont été traduites aux États-Unis et ont servi à fabriquer des outils pour une vision critique des institutions, de l’art comme de la société, contestant des normes sociales, esthétiques et linguistiques, ouvrant à de nouvelles manières de voir et d’agir. Si le concept phare de French Theory a été défini dans les années 1990 pour évoquer la réception enthousiaste que les États-Unis ont réservé à des auteurs comme Roland Barthes, Michel Foucault, Gilles Deleuze ou Jacques Derrida, d’autres figures, telles que Suzanne et Aimé Césaire, Frantz Fanon, Maryse Condé, Édouard Glissant ou encore Monique Wittig, ont été déterminantes pour le champ de l’art comme pour les études postcoloniales, féministes et de genre. C’est l’histoire de cette circulation des idées, de leur résonance et appropriation par plusieurs générations d’artistes outre-Atlantique que déploie cet ouvrage qui prolonge l’exposition éponyme conçue par Naomi Beckwith au Palais de Tokyo.

MAN
Karel De Mulder et Erik Kessels, RVB Books

Dans la continuité de ses recherches sur la réappropriation de la photographie vernaculaire, Erik Kessels présente dans cet ouvrage, titré MAN en capitales, une sélection de portraits issue de plusieurs albums de photographies. Un homme se fait photographier, entouré de chaque côté du même nombre de femmes, exactement là où il semble préférer être : en plein centre. Cette posture masculine relève-t-elle de l’intention, de l’instinct ou du pur hasard ? Et cette composition photographique appartient-elle au passé, ou perdurera-t-elle tant qu’un homme et plusieurs femmes se réuniront pour une photo ?