Henri Calet

Autobiographe des humbles, écrivain désespérant de tendresse, Henri Calet (1904-1956) avait le don de placer dans les phrases une ride ou un sourire qui bouleverse. Mêlant sa vie à ses livres, cet amoureux de Paris aura engagé un troublant soliloque dans les marges de l’Histoire.

Enfant d’anarchiste, lui-même casseur de coffres, fugueur à Montevideo... il est fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale, s’évade après sept mois de captivité et interrompt l’écriture au profit d’activités strictement lucratives, comme celle de statisticien ou de directeur d’une usine de céramiques.

Dans ses livres, Calet vagabonde dans le Paris populaire de son enfance et s’appuie sur une solide documentation pour en connaître l’histoire, mais surtout entre dans les cours, discute avec les ouvriers, s’intéresse aux faits divers et écoute les chansons populaires.